vendredi 15 janvier

Sala Teatro
Da 27.- a 39.- CHF

samedi 16 janvier

Sala Teatro
Da 27.- a 39.- CHF

dimanche 17 janvier

Sala Teatro
Da 27.- a 39.- CHF

Carmelo Rifici revisite l'Orestie d'Eschyle en lui redonnant son caractère originel, celui d'un traumatisme fondateur : non pas un récit antique, mais le seuil où l'humanité découvre que la violence ne s'élimine pas, mais s'organise. Une réflexion sur la fragilité de notre conception de la justice et sur ce que nous avons perdu lors du passage du monde archaïque au logos.

La nouvelle production du LAC signée par Carmelo Rifici fait ses débuts en première mondiale. L’auteur choisit d’explorer les origines de la démocratie occidentale à partir de la seule trilogie de la Grèce antique qui nous soit parvenue dans son intégralité : l’Orestie d’Eschyle, composée des tragédies Agamemnon, Les Choéphores et Les Euménides.
Au cœur de l’œuvre se trouve l’hypothèse selon laquelle la démocratie ne naît pas d’une volonté de paix, mais de la nécessité de réguler la violence inéluctable ; la polis, la cité-État, n’est pas l’alternative à la barbarie de la guerre et de la vengeance, mais sa meilleure transformation. Cette pensée, déjà si claire chez Eschyle, jette un éclairage mélancolique sur notre propre concept de démocratie. Sur scène s’affrontent deux mondes : les forces archaïques, ancienne sagesse polythéiste incarnant la mémoire sacrificielle, et l’abstraction du logos, sous l’égide d’un Dieu unique, qui tente de contenir – plutôt que de dépasser – le concept de vengeance. Le tribunal d’Athènes qui acquitte Oreste du crime de matricide, grâce aux stratégies oratoires et envoûtantes d’Athéna, née du cerveau de Zeus, montre comment, à la lumière de l’histoire contemporaine, l’homme moderne est le résultat d’un compromis fragile et dangereux, toujours menacé par les événements, et non le fruit de la sagesse humaine.

Partie I / Mythos
Elle s’ouvre sur l’Agamemnon et se termine par la première complainte du chœur des Cœphores. Il s’agit de déchiffrer, dans l’histoire du meurtre d’Agamemnon et de Cassandre par Clytemnestre et Égisthe, et dans la reconnaissance par Électre de son frère Oreste comme seul vengeur, porteur de justice, un traumatisme fondateur de la civilisation occidentale. Dans ce monde, composé principalement de dieux des enfers, les morts ne meurent pas tant qu’ils n’ont pas été vengés. Ici, la violence est régie par la justice de la vengeance. C’est sur cette certitude que se construit le premier pilier de la société occidentale et c’est sur cette évidence que se termine la première partie de la tragédie.

Partie II / Logos 
Elle commence avec Oreste et Pylade et leur destin de meurtriers de Clytemnestre; elle s’ouvre sur le matricide et se termine au tribunal d’Athènes, où le procès intenté contre Oreste aboutit à son acquittement, grâce à l’intercession d’Apollon, mais surtout à la stratégie d’Athéna. On quitte les rives du mythe pour entrer dans le territoire de l’histoire de l’homme; l’acquittement d’Oreste consacre la naissance de la démocratie occidentale, qui pose son premier pilier sur l’assassinat d’une Grande Mère. La démocratie ne naît pas de la paix mais d’une violence régulée: la polis n’élimine pas la barbarie, elle la transforme. Le logos ne résout pas mais contient la force archaïque.

by
Aeschylus

translated by
Riccardo Favaro, Carmelo Rifici

directed by
Carmelo Rifici

starring (in alphabetical order)
Fausto Cabra, Alfonso De Vreese, Igor Horvat, Stefano Iagulli, Marta Malvestiti, Giusi Merli, Valeria Milillo, Francesca Osso, Valentina Picello, Monica Piseddu, Anahì Traversi

set design
Daniele Spanò

costumes
Margherita Baldoni

lighting design
Marzio Picchetti

music
Federica Furlani, Zeno Gabaglio

sound design
Andrea Gianessi

production
LAC Lugano Arte e Cultura

in co-production with
TPE - Teatro Piemonte Europa, La Fabbrica dell’attore – Teatro Vascello, Piccolo Teatro di Milano – Teatro d’Europa, Teatro Nazionale di Fiume – HNK Ivana pl. Zajca u Rijeci

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