L'Orestie

Partie I : Mythos / Partie II : Logos

Eschyle / Carmelo Rifici

Première mondiale

4 h

Le spectacle durera environ 4 heures (pause comprise) ; il a donc été divisé en deux parties : il est possible de les voir à la suite ou sur deux jours différents.
L'heure de début de la deuxième partie pourrait varier légèrement (le spectacle est en cours de mise en scène).

Sala Teatro

Da 27.- a 39.- CHF

Ven. 15.01

19:30

Sam. 16.01

17:00

Dim. 17.01

17:00

L'Orestie

Partie I : Mythos / Partie II : Logos

Eschyle / Carmelo Rifici

Première mondiale

4 h

Le spectacle durera environ 4 heures (pause comprise) ; il a donc été divisé en deux parties : il est possible de les voir à la suite ou sur deux jours différents.
L'heure de début de la deuxième partie pourrait varier légèrement (le spectacle est en cours de mise en scène).

Sala Teatro

Da 27.- a 39.- CHF

Ven. 15.01

19:30

Sam. 16.01

17:00

Dim. 17.01

17:00

Carmelo Rifici réinterprète l’Orestie d’Eschyle en lui redonnant son caractère originel, celui d’un traumatisme fondateur : non pas un récit antique, mais le seuil où l’humanité découvre que la violence ne s’élimine pas, mais s’organise. Une réflexion sur la fragilité de notre conception de la justice et sur ce que nous avons perdu lors du passage du monde archaïque au logos

La nouvelle production du LAC, signée Carmelo Rifici, fait ses débuts en première mondiale. Le metteur en scène choisit d’explorer les origines de la démocratie occidentale à partir de la seule trilogie de la Grèce antique qui nous soit parvenue dans son intégralité : l’Orestie d’Eschyle, composée des tragédies Agamemnon, Les Choéphores et Les Euménides
Au cœur de cette œuvre se trouve l’hypothèse selon laquelle la démocratie ne naît pas d’une volonté de paix, mais de la nécessité de réguler la violence inévitable ; la polis, la cité-État, n’est pas l’alternative à la barbarie de la guerre et de la vengeance, mais sa meilleure transformation. Cette pensée, déjà si claire chez Eschyle, jette un éclairage mélancolique sur notre propre conception de la démocratie. Sur scène s’affrontent deux mondes : les forces archaïques, cette sagesse polythéiste ancestrale qui incarne la mémoire sacrificielle, et l’abstraction du logos, sous l’égide d’un Dieu unique, qui tente de contenir – plutôt que de surmonter – le concept de vengeance. Le tribunal d’Athènes qui acquitte Oreste du crime de matricide, grâce aux stratégies oratoires et envoûtantes d’Athéna, née de l’esprit de Zeus, montre comment, à la lumière de l’histoire contemporaine, l’homme moderne est le résultat d’un compromis fragile et dangereux, constamment menacé par les événements, et non le fruit de la sagesse humaine. 

Partie I / Mythos
Elle s’ouvre sur l’Agamemnon et se termine par la première complainte du chœur des Coéphores. Il s’agit de décrypter, dans l’histoire du meurtre d’Agamemnon et de Cassandre par Clytemnestre et Égisthe, et dans la reconnaissance par Électre de son frère Oreste comme seul vengeur, porteur de justice, un traumatisme fondateur de la civilisation occidentale. Dans ce monde, composé principalement de dieux des enfers, les morts ne meurent pas tant qu’ils n’ont pas été vengés. Ici, la violence est régie par la justice de la vengeance. C’est sur cette certitude que se construit le premier pilier de la société occidentale et c’est sur cette évidence que s’achève la première partie de la tragédie. 

Partie II / Logos  
Elle commence par Oreste et Pylade et leur destin de meurtriers de Clytemnestre ; elle s’ouvre sur le matricide et se termine par le tribunal d’Athènes, où le procès intenté contre Oreste aboutit à son acquittement, grâce à l’intercession d’Apollon, mais surtout à la stratégie d’Athéna. On quitte les rives du mythe pour entrer dans le domaine de l’histoire de l’homme ; l’acquittement d’Oreste consacre la naissance de la démocratie occidentale, dont le premier pilier repose sur l’assassinat d’une Grande Mère. La démocratie ne naît pas de la paix, mais d’une violence régulée : la polis n’élimine pas la barbarie, elle la transforme. Le logos ne résout pas, mais il contient la force archaïque. 

par

Eschyle 

traduction

Riccardo Favaro

dramaturgie, adaptation et mise en scène 

Carmelo Rifici 

avec (par ordre alphabétique)

Fausto Cabra, Alfonso De Vreese, Igor Horvat, Stefano Iagulli, Giusi Merli, Valeria Milillo, Francesca Osso, Valentina Picello, Monica Piseddu, Roberta Ricciardi, Anahì Traversi  

scènes 

Daniele Spanò   

costumes 

Margherita Baldoni  

conception lumière 

Marzio Picchetti  

musique

Federica Furlani, Zeno Gabaglio  

conception sonore

Andrea Gianessi   

assistant réalisateur

Ugo Fiore 

décors et accessoires 

réalisées par l’atelier « Bruno Colombo et Leonardo Richelli » du Piccolo Teatro de Milan – Théâtre d’Europe  

accessoires et effets spéciaux 

réalisés par Valeria Desa

costumes 

réalisés au Laboratoire de couture du Piccolo Teatro de Milan – Théâtre d’Europe  

régisseur et chef machiniste 

Stefano Orsini

sonorisation 

Andrea Gianessi 

conducteur de train 

Andrea Chianese 

électricien 

Alessandro Di Fraia 

accessoiriste 

Benedetta Monetti  

costumière de théâtre 

Eleonora Terzi  

production

LAC Lugano Art et Culture 

en coproduction avec

TPE - Teatro Piemonte Europa, La Fabbrica dell’attore – Teatro Vascello, Piccolo Teatro de Milan – Teatro d’Europa, Théâtre national de Rijeka – HNK Ivana pl. Zajca u Rijeci