mercredi 28 avril

Teatro Foce
25.-

20:00

Après la lecture scénique présentée dans le cadre de la Vetrina Prismi 2025, le texte de l’auteure argovienne Julia Haenni revient sur scène dans une mise en scène signée par la réalisatrice Giulia Rumasuglia. À travers un travail sur le langage et la création de néologismes, le spectacle explore le sexisme avec lequel la médecine traite le corps féminin.

Une femme a mal et va chez le médecin, chez le premier, chez le deuxième, chez le troisième. Aucun de ces blouses blanches n’a de solution pour ses douleurs au bas-ventre. Et encore moins ne les prend au sérieux.
La donna si cura (kills the party) met en scène l’histoire séculaire du regard patriarcal sur le corps féminin et, avec elle, l’histoire de la médecine occidentale, qui, jusqu’à récemment, ne manifestait aucun intérêt – et encore moins de financement pour la recherche – pour les maladies qui ne concernaient pas les corps masculins. Avec humour et intelligence, le texte démasque les mythes scientifiques dans leur obstination et en révèle l’absurdité.
Entre sérieux et burlesque, le spectacle donne la parole à une polyphonie de voix construite par les trois comédiennes sur scène, qui tentent – avec plus ou moins de succès – de s’écouter, de se comprendre, de se consoler ; et aussi de danser. À la fin, elles cherchent les mots qui pourraient décrire le lendemain. Elles partent de leurs corps pour aboutir à une question universelle : comment inventer une vie qui soit vraiment la nôtre ?

by
Julia Haenni

translated from
German by Michela Bianchi

directed by
Giulia Rumasuglia

starring
Anahi Traversi, Marta Malvestiti, Silvia di Cesare 

set and costume design
Margherita Platé

care coach and assistant director
Noemi Ferrari

production
Alan Alpenfelt/ Luminanza

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