Écrites par Francesca Sangalli et interprétées par Camilla Parini, ici mise en scène par Alessio Maria Romano, ces neuf courts poèmes nous plongent dans les replis du corps humain.
Une création dans laquelle Romano, récemment lauréat du Lion d’argent à la Biennale du théâtre de Venise pour son travail de chorégraphe et de pédagogue, guide la jeune interprète à travers de nombreux espaces du LAC.
S'inspirant des suggestions évoquées par les vers, la chorégraphie nous dévoile des lieux inédits et évocateurs, nous accompagnant dans des espaces jamais vus, nous invitant à explorer les replis de la structure architecturale du centre culturel.
Avec Camilla Parini, j’ai simplement lu et relu les poèmes évocateurs de Francesca Sangalli. Je me suis posé des questions importantes : comment ces mots pouvaient-ils, d’une certaine manière, me concerner et m’influencer ? Comment le signifiant du poème peut-il revêtir un sens pour le poète, mais aussi un sens complètement différent pour le lecteur ? Ce contraste et cette symbiose, en même temps, avec certains mots précis, ont fait naître en nous des images, des suggestions, des souvenirs. Ainsi, en déambulant dans le LAC, nous avons décidé, après toute cette période de silence des spectacles en direct, de situer nos rêves dans des contextes souvent invisibles pour le spectateur. Au sein de ces lieux étranges et marginaux par rapport à la vision officielle, nous avons offert notre corps au rêve du spectateur. Nos vidéos, nos poèmes sont des suggestions où un corps, celui de Camilla Parini, se perd dans le temps, dans son temps passé et futur, dans la relation avec la matière dont est construit le LAC lui-même, comme s’il s’agissait d’un corps alternatif à sa propre anatomie fragile, faite de chair et de sang d’un être humain. Nous sommes des êtres insérés dans des contextes de béton et de métal. À la recherche de fragments de soi mais surtout de l’autre qui existe peut-être ou qui est peut-être simplement lui-même, Olmo Cerri et ses collègues de REC ont magistralement traduit, grâce à leur savoir-faire et leur technique, notre rêve en images.
Francesca Sangalli
Elle fait ses débuts très jeune en tant que dramaturge, remportant des prix et des distinctions prestigieux dans les domaines du théâtre et du cinéma. Elle s'est ensuite tournée vers la fiction et est publiée par DeA Planeta (groupe De Agostini) et Fausto Lupetti Editore ; elle collabore également avec Salani et Mondadori. Auteure aux multiples facettes, son écriture aborde des thèmes d'intérêt civique et historique, mais aussi une fiction incisive aux accents oniriques et poétiques, allant jusqu'à la comédie. Pendant des années, elle a également travaillé au cinéma et à la télévision, notamment pour Fulvio Lucisano (IIF), pour ITV Movie dans l'émission Crozza nel paese delle Meraviglie, et elle est l'auteure de scénarios de courts métrages et de séries d'animation. Elle vit et travaille à Milan, où elle enseigne l'écriture à l'école Bauer.
Camilla Parini
Née et élevée à Lugano, elle rencontre en 2004 le Teatro delle Radici avec lequel elle entame un parcours de formation et de travail en participant à divers spectacles et en se produisant dans différents théâtres, festivals et manifestations en Suisse et à l’étranger. Après avoir obtenu son diplôme d’assistante sociale, elle suit la formation professionnelle en danse-théâtre à l’École de théâtre Paolo Grassi de Milan (2012). En 2013, elle fonde le Collettivo Ingwer avec lequel elle produit STILL LEBEN, Princesses karaoke or something like that… (demi-finaliste au PREMIO Schweiz 2015 et sélectionné par le réseau des arts de la scène promu par les partenaires de Viavai+), ADIOS et le projet de performances privées Io sono un’altra.
En 2018, le Collettivo s’associe à deux autres compagnies pour former une nouvelle entité de production : le Collettivo Treppenwitz. De cette union naît la première production L’amore ist nicht une chose for everybody (Loving Kills) (demi-finaliste au PREMIO Schweiz 2018, lauréat de l’appel à projets du Festival Opera Prima de Rovigo et du Festival 20 30 de Bologne, et sélectionné pour l’Incontro Svizzero del Teatro 2020). Il travaille actuellement à la création de la nouvelle production de Collettivo Treppenwitz : KISS! (Loving Kills).
Alessio Maria Romano
Âgé de quarante ans, artiste et pédagogue, Romano alterne son activité d’acteur avec une étude constante de la danse contemporaine, de la pédagogie du mouvement et de sa propre recherche chorégraphique. Analyste du mouvement Laban/Bartenieff (C.M.A.), il a été professeur de condition physique et de mouvement scénique à l’École du Teatro Stabile de Turin, où il a également occupé le poste de coordinateur pédagogique. En 2015, il remporte le Prix national de la critique (ANCT) en tant que pédagogue et chorégraphe de théâtre. Professeur de mouvement expressif à l’école « Luca Ronconi » du Piccolo Teatro de Milan, il fait partie des maîtres invités par Antonio Latella au College de la Biennale Teatro de Venise (2018).
En 2020, la Biennale Teatro lui décerne le Lion d’Argent pour son activité de chorégraphe et de pédagogue. Il chorégraphie le Nuovo Balletto di Toscana pour l’opéra « Fernando Cortez », mis en scène par Cecilia Ligorio au Maggio Fiorentino.
En 2016, il fonde la compagnie de danse-théâtre AMR avec laquelle il dirige les créations Dispersi, Chorós et Avida Dollars. Sous la direction de Latella, il revient sur scène en tant qu’interprète dans L’isola dei Pappagalli con Bonaventura prigioniero degli antropofagi de S. Tofano, mis en scène par Latella, une production du Teatro Stabile de Turin (2019).
di
Francesca Sangalli
traduzione
Camilla Maccaferri
coreografia e regia
Alessio Maria Romano
regia filmica e montaggio
Olmo Cerri, REC
danzatrice
Camilla Parini
produzione
Vanessa Di Levrano, LAC
Maria Fico, LAC
delegato di produzione video
Adriano Schrade, REC
immagini e correzione colore
Giacomo Jaeggli, REC
focus puller
Mariangela Marletta, REC
direttore di scena
Mattia Gandini, LAC
realizzazione video
Associazione REC
materiale tecnico
Cine5k
Associazione REC
produzione
LAC Lugano Arte e Cultura
Per il salotto cinematografico un rigraziamento per la collaborazione a Sara Conio Prontera di Modernariato al Mercato.