Inspiré du roman-témoignage éponyme de Paolo Di Stefano, lauréat du Prix littéraire national Paolo Volponi 2011, La catastròfa raconte la tragédie de Marcinelle du 8 août 1956, qui reste à ce jour la plus grave catastrophe minière de l'histoire européenne. Le spectacle prend la forme d’un oratorio musical intense où les chansons d’Etta Scollo s’entremêlent aux textes récités par Leonardo De Colle.
En 2026, on commémorera le soixante-dixième anniversaire de la tragédie du Bois du Cazier, en Belgique : un incendie qui s’est déclaré à 975 mètres de profondeur a causé la mort de 262 mineurs, dont 136 Italiens. Un événement qui continue de représenter une plaie ouverte dans la mémoire collective européenne et que le Parlement européen a proposé de commémorer en instituant le 8 août comme Journée européenne du sacrifice au travail.
La catastrophe redonne voix et mémoire à l’une des pages les plus dramatiques du XXe siècle européen, en racontant non seulement la tragédie, mais aussi ce qui l’a précédée : la pauvreté de l’après-guerre, l’émigration, les longs voyages en train, les conditions de vie dans les baraques et le travail sous terre, le racisme, les amitiés, les amours et les espoirs. Un récit choral qui entremêle dimension historique et humaine, transformant la mémoire en une expérience poétique, civique et profondément contemporaine. Un message adressé surtout aux jeunes générations, qui ignorent souvent le passé douloureux de travail, de sacrifice et d’émigration auquel leurs grands-parents ont été contraints.